Vous connaissez le dicton « la première impression est la bonne », c’est bien souvent vrai. Et on n’a qu’une seule fois l’occasion de faire bonne impression.

Première impression : les cinq premières minutes

Quand vous rencontrez un recruteur, les cinq premières minutes sont cruciales. Pour vous comme pour lui, d’ailleurs, puisque vous aussi, vous vous forgez une opinion durant ce même laps de temps ; puisque c’est vous le demandeur, c’est surtout à vous de faire bonne impression, mais comment faire ?
Une première règle de base est la ponctualité. La veille de l’entretien, repérez le trajet, les moyens pour vous y rendre, les éventuelles déviations ou pannes de métro qui pourraient vous retarder. Calculez le temps de trajet et allongez-le confortablement. Ainsi, vous arriverez détendu. Vous aurez le temps de passer aux sanitaires pour vérifier votre tenue, votre coiffure, vous laver les mains. Profitez du fait d’être en avance pour consulter la documentation disponible, aux murs, sur la table devant vous, sur le comptoir.
Les moins timides pourront engager la conversation avec le personnel présent. Ayez en tête que l’hôtesse d’accueil ou la secrétaire pourra être interrogée sur votre comportement durant l’attente : évitez les coups de fil personnels, les jeux sur téléphone, de soupirer d’ennui…
Le sourire et la poignée de main sont des éléments essentiels. Vous devez affirmer votre satisfaction d’être là, un « merci de me recevoir » doit s’entendre dans votre « bonjour » franc et clair. Dites-vous que ce n’est pas une faveur que l’employeur vous fait en consentant cet entretien : il a besoin de vous. Au moins, de quelqu’un comme vous. Et pour que ce soit vous, il faut lui donner confiance, une poignée de main ferme et volontaire, énergique (sans la faire durer indéfiniment) fera meilleure impression que la main fuyante de celui/celle qui voudrait déjà être reparti. De même, regardez la personne qui vous reçoit dans les yeux (avec des yeux qui sourient) sans non plus la dévisager.
Si vous devez faire quelques pas avec le recruteur pour rejoindre son bureau, gardez en tête que l’entretien a déjà commencé. Et restez positif. Si vous avez mis une heure pour venir, au lieu des dix minutes prévues, et qu’il vous demande si vous avez trouvé facilement, répondez « oui ». Si vous ajoutez « malgré les travaux », il pourra déjà imaginer que vous êtes débrouillard.

Première impression : bon à savoir

Attendez qu’on vous invite à vous asseoir. Même s’il n’y a qu’une chaise en face de son bureau, attendez d’y être convié pour vous y asseoir. S’il y en a plusieurs, utilisez celle qui vous est désignée.
Vous avez soigné votre apparence, choisi une tenue en adéquation avec l’image que vous voulez renvoyer, c’est très bien.
Maintenant, adoptez une posture en conséquence. Tenez-vous droit, mais sans vous adosser (vous vous placeriez en retrait), ne croisez pas les bras, ce qui vous fermerait à toute opportunité, ne regardez pas le bout de vos chaussures : répondez en regardant votre interlocuteur. Si c’est difficile de le regarder dans les yeux, fixez un point entre ses deux sourcils.
Faites des phrases courtes, idéalement préparées à l’avance, utilisez un vocabulaire positif (« j’aime » plutôt que « je ne déteste pas »), soyez précis. Répondez aux questions posées sans en faire des tonnes (une personne trop vantarde fera moins bonne impression qu’une personne modeste, mais consciente de ses capacités).

Première impression : les cinq dernières minutes

Gardez une de vos questions pour la fin, pour ce moment où le recruteur vous dit « Vous avez des questions ? » Ensuite, c’est à lui de mettre un terme à l’entretien et de vous raccompagner. Vous n’avez pas à le remercier pour le temps qu’il vous a accordé, c’est son métier, mais vous pouvez vous déclarer ravi d’avoir fait sa connaissance, le temps d’une poignée de main identique à la première. Rappelez-lui combien vous êtes motivé, soit à l’oral si ça se présente, soit en lui faisant un petit mail sur le chemin du retour.