Très recherchées par les recruteurs, les compétences transversales sont mal connues des candidats. Valorisables tout au long de sa carrière, dans le cadre d’une reconversion ou d’une évolution professionnelle notamment, elles sont particulièrement importantes. On fait le point.

Les compétences transversales, kézako ?

À ne pas confondre avec les compétences « transférables », qui permettent à un salarié d’aller travailler dans un autre secteur que le sien, les compétences transversales « dépassent » » les bornes d’un poste précis pour s’adapter à toutes les situations professionnelles.
Concrètement, un salarié doté de ces compétences peut être amené à occuper plusieurs postes très différents les uns des autres, de la communication en passant par la production ou les ventes.

6 compétences transversales à connaître

Récurrentes dans les annonces, 6 compétences transversales sont particulièrement recherchées par les employeurs :
la communication : savoir traiter et transmettre l’information à l’oral et à l’écrit ;
le sens critique : savoir analyser les causes d’un problème pour le résoudre ;
la gestion du temps : être capable d’identifier les priorités et de s’organiser ;
le travail en équipe : être capable de coopérer, de tenir ses engagements ;
la créativité et l’initiative : savoir trouver des solutions innovantes, hors des cadres, aux problèmes qui se posent ;
le leadership : doté des qualités énoncées ci-dessus, un leader sait emporter l’adhésion.

Pourquoi sont-elles essentielles ?

Développer ou préciser que l’on possède des compétences transversales est utile dans deux types de situations. La première concerne les jeunes diplômés qui, sans expérience, peinent à se faire recruter : souligner que l’on possède ce type de compétence, c’est montrer que l’on saura s’adapter au poste malgré sa faible expérience. Pour les candidats déjà expérimentés, s’appuyer sur des compétences transversales, c’est se donner les moyens de ne pas rester enfermés dans un poste.
En interne, comme en externe, ces compétences permettent de faire un pont entre ses expériences passées et le poste sur lequel on postule. Par ailleurs, s’il n’existe pas aujourd’hui de fonction transversale à proprement parler, les entreprises tendent de plus en plus à fonctionner par projet, valorisant de facto ces compétences complémentaires aux compétences « métier ».

Comment mettre en valeur sa transversalité ?

Les compétences transversales, au croisement des savoir-faire et des savoir-être, ne sont pas naturellement mises en valeur par les candidats. Et pour cause : elles ne sont que rarement, sauf à avoir suivi une formation spécifique, sanctionnées par un diplôme. N’hésitez pas à faire un bilan de compétences si vous pensez en avoir besoin.
Parce qu’elles feront la différence lors du recrutement, il ne faut pas craindre de les mettre en avant sur son CV, soit en les insérant dans un bloc dédié aux compétences, soit en les inscrivant dès le cartouche de présentation. Pendant un entretien, lorsqu’il s’agit de parler de son parcours professionnel, mettre en lien ses expériences avec les compétences transversales qu’elles ont permis d’acquérir ou de développer est toujours une bonne chose.