Candidat ou recruteur, vos gestes parlent pour vous ! Révélateur mais difficilement contrôlable, ce langage du corps, ou communication non verbale, peut vous aider à comprendre ce que pense votre interlocuteur, notamment au cours d’un entretien. Pour décrypter ce qu’on ne vous « dit » pas, suivez le guide.

Analysez le mouvement des mains

Comme l’explique Joseph Messinger dans Le Langage des gestes pour les nuls, si les mains restent mobiles lors de l’entretien, c’est bon signe. « Le ballet des mains est toujours une ouverture en matière de communication non verbale.
Le remplacement des mains par les mouvements de la tête indique une attitude de fuite », précise-t-il. Attention néanmoins, certains signes sont à guetter avec attention : votre interlocuteur joue avec ses doigts ? Il éprouve un sentiment de malaise. Il se gratouille, tripote son lobe d’oreille, son nez ou sa barbe ? Il s’ennuie.

Suivez la position des bras

On vous l’a souvent dit : on ne croise pas les bras en entretien. Oui mais… tout dépend de la manière dont on les croise. Si l’on se fie à la communication non verbale, un candidat qui croise le bras droit sur le gauche – ou l’inverse – envoie ainsi un signal particulier : d’un côté, c’est un « offensif », proactif et motivé par le succès, de l’autre, un « défensif », réfléchi et consensuel.
A vous de voir quel message vous souhaitez envoyer au recruteur, en évitant d’en abuser : trop marquée, la position peut finalement passer, du côté du recruteur comme du candidat, pour un signe de retrait.

Repérez la posture des jambes

Croisées ou ouvertes ? Les jambes participent également à la communication non verbale. Petite spécificité, les signes s’apprécient différemment selon que l’on est un homme ou une femme. Lorsque l’on est assis en entretien, alors que les jambes écartées pour un homme exprimeront la détente, les jambes croisées marqueront l’inconfort, voire la défense.
Chez les femmes, le travail d’interprétation est plus subtil : votre interlocutrice croise la jambe droite sur la gauche ? Elle est sur la défensive. A l’inverse, elle est à l’aise et détendue.

Examinez l’expression et l’angle du visage

Dans le contexte d’un entretien, où chacun soigne son attitude, pas simple de lire sur un visage. Pourtant, avec un peu d’entraînement et d’attention, c’est possible ! Pour saisir ce que ressent votre interlocuteur, il s’agira alors de guetter les micro-expressions fugaces : surprise, dégoût, mépris, tout y passe.
Autre signe de communication non verbale à observer, notamment chez le recruteur : le profil présenté. Ce dernier vous aidera à adapter votre discours : c’est le gauche ? Jouez plutôt sur l’affect ; c’est le droit ?
Il faudra alors convaincre. Dernier « truc » pour comprendre celui qui vous fait face, le sourire : s’il ne s’accompagne pas de rides autour des yeux, c’est que votre interlocuteur n’est pas sincère, ou pire, qu’il est suspicieux.