visuel_soft_skills

Quelles sont les différences entre soft skills et hard skills ?

Pas toujours simple de faire la différence entre les soft skills et hard skills. Et pourtant, cette analyse est nécessaire car elle a un impact positif sur le processus de recrutement.

 

Soft kills versus hard skills : qu’est-ce qui les oppose ? Verdict dans 10 secondes.

 Comprendre ces différences pour mieux recruter !

Si vous avez déjà recruté, vous comprendrez rapidement mes propos. Si le recrutement est inconnu pour vous, vous apprendrez quelque chose.

« Soft skills » et « hard skills » sont deux notions différentes. Il est important de repérer et comprendre ce qui oppose ces deux notions. Parce que cette analyse impactera significativement votre processus de recrutement.

Plus vous saisissez les différences entre « soft skills » et « hard skills », plus vous avez de chance de réussir vos recrutements :

 

  1. L’analyse du besoin est plus claire

Votre analyse du besoin (profil et compétences recherchés par rapport au poste) sera mieux définie. Vous saurez mieux quel type de compétences vous recherchez. Et là, votre offre d’emploi sera plus précise et compréhensible de tous. Le risque de recevoir des candidatures non pertinentes sera plus faible.

 

  1. La sélection est plus pertinente

Faire la différence entre soft skills et hard skills vous permettra d’avoir une analyse complète des candidats. Et de ne pas laisser au hasard votre choix de recrutement. Vous poserez les bonnes questions en pré-qualification téléphonique et en entretien, afin d’identifier et prioriser les compétences de vos candidats. Ceux qui correspondront parfaitement au poste seront plus faciles à repérer !

 

Alors, où sont les différences ?

 

En français, les hard skills sont définies comme étant les compétences dures. A l’inverse, les soft skills sont les compétences douces. 4 critères viennent différencier ces 2 notions : tangibilité, objectivation, durée d’apprentissage et formalisme.

 

Tangibilité

Les hard skills sont dites dures parce qu’elles se manifestent de manière concrète. Ces compétences sont facilement repérables par les professionnels. Il s’agit de tous les savoirs et savoir-faire que l’on apprend pour réaliser une tâche professionnelle précise. La maîtrise de l’Anglais ou de Photoshop, les connaissances d’une procédure juridique, les techniques pour vendre : autant de hard skills perceptibles aussi bien en situation professionnelle que lors d’un entretien de recrutement.

Les soft skills sont moins tangibles. On les définit comme étant des compétences comportementales et relationnelles qui sont transférables d’un métier à un autre et qui se manifestent dans une situation donnée. Créativité, esprit d’équipe, empathie, leadership : il est plus difficile de repérer ces compétences car seules les mises en situation répétées permettent de les identifier.

 

Objectivation

Les hard skills sont des compétences objectivées, dans le sens où toute part de subjectivité est réduite. Ces compétences sont régulièrement analysées et mesurées. Des grilles d’évaluation ont été créées afin d’ériger des niveaux de compétences et d’en faire une hiérarchie. Si je prends la maîtrise de l’Anglais, chaque professionnel est classé en niveau : notions scolaires, débutant, intermédiaire, confirmé, courant et bilingue.

Cette objectivation est compliquée à réaliser avec les soft skills car elles sont plus difficiles à mesurer. Etant très en lien avec la personnalité, l’interprétation des soft skills varie d’un individu à un autre.

 

Durée d’apprentissage

Les compétences dures s’apprennent rapidement : 10 heures, 6 mois ou 2 ans, l’apprentissage est souvent réglé sur une horloge à court terme. Avec un apprentissage théorique et didactique (formation, MOOC, tuto vidéo, atelier…) tout le monde peut développer et accroître ses savoirs et savoir-faire.

Mais qu’est-ce que 2 ans comparé à une vie entière ? Rien. Développer son esprit critique ou bien prendre plus de risques, cela ne s’apprend pas en quelques mois. Les soft skills s’acquièrent sur le long terme et cela dure parfois toute une vie.

 

Formalisme

Parce que les hard skills sont tangibles, objectivées et apprises de manière théorique, il est plus facile de formaliser leur apprentissage et leur évaluation. Lorsque vous apprenez votre métier (par exemple Médecine, Psychologie, Management), vous obtenez un document formel attestant de votre niveau : diplôme, titre professionnel, certificat… Ce sont des sésames qui vous ouvrent de nombreuses portes et vous permettent de travailler dans tel secteur d’activité, telle entreprise, à tel niveau hiérarchique.

Mais lorsque vous apprenez à être mieux organisé(e), aucun document officiel attestera de cette compétence comportementale et relationnelle. Des tests de personnalité permettent d’identifier vos soft skills, mais ils ne sont pas toujours pris en compte dans le processus de recrutement. Le formalisme est absent.

 

Maintenant que vous comprenez mieux les différences, je vous invite à donner de la valeur aussi bien aux hard skills qu’aux soft skills. Aucune compétence n’est à négliger !

Par contre, savez-vous que l’approche « métier » est devenue obsolète ? Il est donc préférable de se pencher davantage sur les compétences et apprentissages personnels de vos candidats. Lorsque les soft skills sont développées, les candidats deviennent de véritables talents à vite repérer et embaucher !

 

 

Ecrit par Une RH qui vous veut du bien !

 

Partager

Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur email

Auteur

Ces articles peuvent également vous intéresser

Test de personnalité, un outil précieux de recrutement

A l’occasion de votre recherche d’emploi, il est tout à fait possible que des recruteurs vous demandent de vous soumettre à des tests de personnalité, pour cerner vos principaux traits de caractère et déterminer si votre profil convient. Ces évaluations comportent bien des avantages.

Lire plus »